Description Caractéristique inusitée pour une communauté rurale, le secteur tertiaire fournit plus de 50% des emplois de la région. Cela s’explique par la présence de cinq écoles francophones, du siège administratif du Conseil scolaire acadien provincial ainsi que du campus principal de l’Université Sainte-Anne, la seule institution universitaire francophone de la Nouvelle-Écosse. L’Université est le pivot de la vie culturelle de la communauté et elle joue aussi le rôle de fenêtre sur le monde en accueillant chaque année des dizaines d’étudiants étrangers grâce à des programmes d’échanges avec des institutions européennes.La région baigne dans un climat typiquement maritime. Malgré des vents souvent puissants, les hivers restent relativement doux (selon les standards canadiens) et les étés sont frais et légers. Histoire
La région de la Baie-Sainte-Marie, nommée comme telle en 1604 par les fondateurs de l’Acadie, Samuel de Champlain et Pierre Dugua de Mons, est communément appelée la « Côte française. » La route qui la longe a été baptisée « Route Évangéline », du nom de l’héroïne du poème épique de Henry Wadsworth Longfellow qui a immortalisé le Grand Dérangement, soit l’expulsion des Acadiens de la Nouvelle-Écosse à partir de 1755. En 1763, les Britanniques accordent aux Acadiens le droit de revenir en Nouvelle-Écosse, à condition qu’ils renoncent à leurs anciennes terres, celles-ci ayant été remises à des Loyalistes de la Nouvelle-Angleterre. En 1768, Joseph Dugas et sa famille sont les premiers à s’établir sur les rives de la baie Sainte-Marie. D’autres familles suivent : les Belliveau, Boudreau, Comeau, Doucet, Gaudet, Jeddry, Le Blanc, Melanson, Robichaud, Saulnier, Thibault, Thibodeau… Ces pionniers assurent leur subsistance au moyen de la pêche, de l’agriculture, de la coupe du bois et, dans une moindre mesure, de la construction de bateaux. Aujourd'hui, Clare est la seule municipalité de la province ayant le français comme langue de travail. Attraits Clare
| Les Acadiens de la Baie-Sainte-Marie font preuve de dynamisme dans la mise en valeur de leur culture. Que ce soit par des manifestations artistiques de toutes sortes, par la transmission de l’héritage gastronomique ou par les efforts de conservation du patrimoine historique et religieux, les multiples facettes de la culture locale y sont célébrées avec fierté. La région compte un grand nombre d’artistes actifs dans des troupes de danse, des compagnies de théâtre, des galeries d’art et même une maison d’édition. C’est ainsi que les danseurs du groupe La Baie en joie évoquent la culture acadienne au rythme des gigues et des cuillers en bois alors que les acteurs de la troupe Les Araignées du boui-boui adaptent les classiques du théâtre. Le Conseil des arts de la Baie regroupe de nombreux artistes et amateurs d’art de la région. En plus de mettre à leur disposition un centre de ressources et un atelier d’estampes, le Conseil offre des ateliers, surtout en arts visuels, et ce, toute l’année. De nombreux événements rassembleurs sont organisés annuellement, tels le Festival acadien de Clare (première quinzaine d’août) et le Festival Joseph et Marie Dugas (mi-août). Des événements à caractère culturel comme Musique de la Baie et Histoires de la Baie (du début avril à la fin août) et le Festival de la parole de la Baie-Sainte-Marie (octobre) célèbrent diverses facettes de la vie acadienne de la région. La cuisine acadienne traditionnelle est encore fort appréciée
aujourd’hui, de sorte qu’il est toujours possible de trouver au menu de
certains restaurants du poisson séché, du fricot (un potage à la viande
et aux pommes de terre), de la râpure (un met à base de pommes de terre
et de volaille), des échalotes salées et, bien entendu, des poissons et
fruits de mer comme l’aiglefin, le homard et les pétoncles.
La Baie-Sainte-Marie regorge de sites historiques et de lieux patrimoniaux. Plusieurs églises témoignent des racines chrétiennes, encore bien vivantes, de la communauté acadienne. À Saulnierville, l’église Sacré-Cœur, érigée entre 1879 et 1882, est la plus ancienne de la région. À Pointe-de-l’Église, l’église Sainte-Marie, construite en forme de croix et dotée d’une flèche de 56 m, serait la plus grande église en bois d’Amérique du Nord, voire du monde entier ! Quant à l’imposante église en pierre de Saint-Bernard, elle est l’une des plus grandes de l’Est du Canada. L’histoire populaire et la foi se rejoignent au Cimetière acadien et Chapelle qui commémore la mémoire d’une centaine d’Acadiens qui, après avoir fui la vallée d’Annapolis au printemps 1755 pour échapper à la déportation, se sont réfugiés à la Baie Sainte-Marie. Ceux qui n’ont pas survécu à l’hiver furent enterrés en ce lieu. Les passionnés d’histoire et de généalogie visiteront quant à eux le Centre acadien de l’Université Sainte-Anne, à Pointe-de-l’Église. Dans un registre plus séculier, on peut aussi visiter, le moulin à bois de Bangor, une scierie construite au 19e siècle et toujours en exploitation. | La richesse du milieu naturel de Clare offre une multitude de possibilités aux amateurs de plein-air. Des entreprises proposent une gamme variée d’activités d’écotourisme comme la plongée sous-marine, des expéditions en canot-kayak dans les rivières, les lacs et la mer, ainsi que des sorties en bateau dans la baie Sainte-Marie où l’on découvre, outre les phoques et les oiseaux, les anciennes cachettes des contrebandiers de rhum à l’époque de la prohibition! Les amateurs de baignade, de bains de soleil et de longues promenades se donnent rendez-vous au magnifique parc provincial de la plage de Mavillette où les attendent une plage sablonneuse de deux kilomètres de long. Des trottoirs en bois traversent les dunes et mènent à des marais où une tour d’observation permet d’admirer de nombreuses espèces d’oiseaux. À l’Anse-des-Belliveau, le parc municipal Joseph-et-Marie-Dugas est l’endroit idéal pour observer le jeu des marées dont l’amplitude peut atteindre 8 mètres! Les deux terrains de golf de la région, le Club de golf de Clare et Le P’tit Cour (par 3), permettent d’agréables moments de détente en nature. La région compte aussi un club de curling et deux salles de quilles, sans oublier une centaine de clubs et d'associations offrant un large éventail de divertissements. La Société acadienne de Clare est la pierre angulaire de la vie communautaire acadienne et francophone de la région. En collaboration avec de nombreux groupes et organismes, la SAC fait la promotion du français et de la culture acadienne et organise diverses manifestations, tel le Festival de la parole de la Baie-Sainte-Marie qui met en valeur les contes, légendes, poésies et autres facettes de l’art de la parole d’ici et d’ailleurs. Qu’attendez-vous pour vous joindre à nous?La Baie-Sainte-Marie compte la plus importante concentration de francophones de toute la Nouvelle-Écosse. Vivre à Clare, c’est bénéficier de la plupart des services que l’on retrouverait dans un grand centre urbain, tout en profitant d’un cadre naturel exceptionnel et de la chaleur d’une petite communauté. Clare se démarque aussi bien par ses paysages colorés que par le dynamisme de sa population. La communauté acadienne, accueillante et chaleureuse, fait découvrir à quiconque y met les pieds, toute la saveur de vivre en français en terre d’Amérique. |




