Description La région de Par-en-Bas embrasse le pourtour de la magnifique baie des Homards, dans le Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse. Avec 6240 habitants d’expression française sur une population totale estimée à 9000 personnes, Par-en-Bas est l’une des deux régions de la province (l’autre étant Clare) où les francophones sont majoritaires. La région possède une double dénomination : « Par-en-Bas », qui la situe sur le plan géographique par rapport à la communauté de Clare, localisée plus au nord, sur la rive de la baie Sainte-Marie, et qu’on appelle ici « Par-en-Haut » ; et Argyle, du nom de la municipalité régionale qui regroupe une trentaine de villages où les Acadiens sont tantôt majoritaires, tantôt minoritaires. Les trois principaux pôles francophones sont Pubnico, Wedgeport et Sainte-Anne-du-Ruisseau. Le climat maritime vaut à la région les hivers les plus cléments de la province. Les printemps et les étés, relativement frais, sont teintés de nappes de brouillard créées par la rencontre d’un courant marin chaud (le Gulf Stream) provenant du sud de l’Atlantique et d’un courant froid venant du Labrador. L’établissement des Acadiens dans Par-en-Bas remonte à 1653 lorsque Charles de La Tour, un noble de la France, est nommé gouverneur de la région. Il s’y installe avec plusieurs familles, dont celle formée de Philippe Mius d’Entremont, de son épouse Madeleine Hélie et de leur jeune fille. Les d’Entremont sont les ancêtres de nombreuses familles acadiennes d’Argyle. Le développement de la communauté francophone est interrompu en 1755 lorsque les Britanniques expulsent les Acadiens vers la Nouvelle-Angleterre. Cet épisode tragique porte le nom de Grand Dérangement. Quelques années plus tard, les Britanniques autorisent les Acadiens à revenir en Nouvelle-Écosse, à condition qu’ils renoncent à réclamer leurs anciennes terres, données à des colons de la Nouvelle-Angleterre. Les Acadiens de Par-en-Bas seront parmi les rares à retourner dans leur région d’origine après le Grand Dérangement. Le retour des exilés s’amorce en 1766 avec la création de nouveaux établissements à Pubnico-Ouest ainsi que sur les rives de la rivière Tusket. En 1771, quelque 18 familles acadiennes reçoivent du gouvernement de la Nouvelle-Écosse des concessions de terres de part et d’autre du port de Pubnico. La région connaît une autre vague migratoire à la suite de la Révolution américaine, lorsque des loyalistes américains viennent s’établir sur les rives de la rivière Tusket en 1784 et 1785. Ces trois groupes – Acadiens, colons anglais et loyalistes américains – sont les ancêtres de la plupart des habitants de Par-en-Bas | Le patrimoine culturel acadien d’Argyle s’exprime et se transmet depuis ses tous débuts autour des grands axes que sont la langue française, la religion catholique, la musique et la tradition culinaire. Nulle part ailleurs dans la francophonie nord-américaine n’entend-on autant de régionalismes, ces expressions desquelles émane toute la saveur de l’identité d’un peuple. Des tournures de phrases, des expressions et des mots tels que « fringale », pour parler d’une faim irrésistible, ou « hucher » lorsqu’on appelle de loin à haute voix, témoignent de l’attachement de la communauté acadienne à sa langue et du désir d’affirmer son identité distincte. Traditionnellement, c’est la musique qui a servi de porte-étendard de l’affirmation culturelle acadienne. De nos jours, les chants folkloriques comme Évangéline et Le réveil de l’exilé côtoient harmonieusement la musique contemporaine des jeunes artistes de la région. Par-en-Bas est le théâtre d’une vie culturelle active : expositions de peintures, chorales, spectacles musicaux, soirées de danse, pièces de théâtre, ateliers de danse folkloriques, etc.Chaque année, les communautés de Pubnico, Wedgeport et Sainte-Anne-du-Ruisseau organisent le Festival acadien international de Par-en-Bas avec, au programme, des soirées musicales, des défilés de chars allégoriques, des dégustations de plats traditionnels, des expositions de tous genres et de multiples occasions de festoyer pour les participants de tous les âges. Mentionnons que plusieurs restaurants de la région se font un point d’honneur de faire découvrir les mets traditionnels acadiens comme le fricot, le pâté à la râpure et, bien sûr, le homard. Au milieu du 20e siècle, la ville de Wedgeport était la capitale mondiale de la pêche sportive au thon. Des sportifs aisés et des célébrités, tel le président américain Franklin Delano Roosevelt, affluaient dans la région dans l’espoir de capturer ce géant de mer qu’est le Thon rouge. Le Musée de la pêche sportive au thon fait revivre cette époque où Wedgeport était l’un des hauts lieux du tourisme en Nouvelle-Écosse. Les visiteurs intéressés à découvrir l’histoire des Acadiens ne manqueront pas de s’arrêter à Pubnico-Ouest, site du Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse, où des bâtiments restaurés et des interprètes permettent de découvrir comment vivaient autrefois les gens de la région. Toujours à Pubnico-Ouest, le Musée acadien et archives présente une intéressante collection d’objets du quotidien ainsi que des documents écrits et une impressionnante collection de 300 appareils photos. À Tusket, les âmes pénitentes peuvent marcher dans les couloirs de la plus ancienne cour de justice et de la plus ancienne prison du pays. À quelques pas de là, un autre bâtiment d’importance historique, l’imposante église Sainte-Anne-du-Ruisseau, témoigne de l’importance de la religion catholique pour les Acadiens. | L’abondance des milieux naturels est une source inépuisable d’activités de plein air. Le cyclisme, les randonnées en nature, les excursions en kayak de mer le long des anses et des baies, ou les croisières d’observation des phoques et des oiseaux autour des îles côtières s’effectuent dans un panorama hors du commun. Situé en bordure de Par-en-Bas, le Tobeatic Wilderness Park est une immense aire protégée, d’une superficie de 100000 hectares, que l’on qualifie de dernier lieu sauvage de la Nouvelle-Écosse. Un véritable paradis pour les adeptes du canot-camping qui peuvent parcourir les routes autrefois fréquentées par les Indiens mi’kmaq.Les amateurs de golf pourront mesurer leur prouesse au West Pubnico Golf and Country Club. Établi à Tusket, le Conseil acadien de Par-en-Bas est le pivot de la vie communautaire de la région d’Argyle. Il œuvre à l’épanouissement et au développement de la communauté acadienne et francophone en organisant une foule d’activités culturelles. Le Conseil acadien est étroitement associé au projet de Centre scolaire communautaire présentement en construction et qui comportera un amphithéâtre, des salles d’exposition, une salle préscolaire ainsi que des bureaux communautaires. Le Centre devrait ouvrir ses portes à l'automne 2009. La réalisation de ce projet est l’une des clés qui permettront d’accroître la vitalité de la communauté acadienne de Par-en-Bas. Pour obtenir des services d'aide à l'établissement et à l'intégration dans Argyle, veuillez contacter notre agente d'établissement du sud-ouest. Joline Comeau (902) 769 2114 poste 7310 jcomeau@immigrationfrancophonene.ca Pourquoi aménager dans Argyle
|

